Qu’est-ce qu’une base de connaissances ?
Une base de connaissances est une bibliothèque en ligne qui regroupe des informations pertinentes sur les produits et les services, ainsi que des descriptions et des instructions détaillées.
Elle constitue le cœur d’un portail en libre-service (self-service) et fournit des réponses complètes aux problèmes et questions, généralement sous forme d’articles de base de connaissances. Son contenu peut aussi inclure des FAQ (foires aux questions), des guides de dépannage, des manuels et des check-lists. Les tutoriels vidéo et les contenus animés sont également de plus en plus utilisés.
De telles bases sont généralement conçues comme des encyclopédies. Dans ce sens, de nombreuses entreprises utilisent des « wikis » internes ou d’autres logiciels de gestion des connaissances pour rendre le savoir disponible de manière centralisée et structurée. L’utilisation de l’intelligence artificielle – notamment via les chatbots – apporte des avantages supplémentaires : de plus en plus de bases de connaissances interagissent avec les utilisateurs et les guident plus rapidement et plus efficacement vers une solution.
Contexte – Rendre le savoir individuel accessible
Dans de nombreuses entreprises, certains employés disposent d’une expertise approfondie dans un domaine spécifique. Ce savoir peut bénéficier à tous si les personnes concernées rédigent des articles ou des instructions afin de le partager. Cela est particulièrement utile lorsque ces experts ne sont pas disponibles — voire quittent l’entreprise.
Types de bases de connaissances
On distingue les bases de connaissances internes, utilisées au sein d’une organisation, et les bases externes, mises à disposition des clients, partenaires ou autres parties prenantes.
Les bases internes regroupent principalement du contenu destiné à aider les employés dans leur travail, rendre l’expérience transparente ou conserver des enseignements importants.
Exemples : guides d’utilisation de logiciels (comme un outil CRM), procédures standards ou retours d’expérience d’une campagne marketing spécifique.
Cas d’usage internes
Les cas d’utilisation internes incluent notamment :
- Glossaire général et ouvrage de référence
- Formation des nouveaux collaborateurs (onboarding)
- Remplacements en cas d’absence
- Partage d’expérience et de bonnes pratiques
- Documentation et manuels
- Fonctionnement de machines et logiciels
- Conformité et aspects juridiques
- Gestion de projet et collaboration
Bases de connaissances externes
Les bases externes servent avant tout de point de contact pour les clients. Elles les aident à soumettre des demandes de service, trouver des réponses ou créer des tickets de support pour des produits et des services.
Les problèmes ou incidents nécessitant une résolution rapide sont des cas d’usage fréquents. Ces bases peuvent également inclure des descriptions de produits et services, ainsi qu’un accès à la documentation et aux manuels utilisateurs.
Les exigences pour une bonne base de connaissances
L’objectif principal d’une base de connaissances est de rendre le savoir facilement accessible et exploitable afin que les utilisateurs en tirent un maximum de bénéfices. Pour cela, plusieurs critères doivent être respectés :
- Structuration : L’information doit être facile à trouver grâce à des catégories, des tags, des hiérarchies et des relations claires.
- Fonction de recherche : Une recherche intelligente permet d’accéder rapidement à l’information recherchée, que ce soit via une recherche plein texte ou un système de filtres.
- Mise à jour : La valeur de l’information diminue si elle n’est plus à jour. Le contenu doit être régulièrement révisé et enrichi.
- Facilité d’utilisation : Les utilisateurs abandonnent rapidement les outils qui ne sont pas intuitifs ou simples d’utilisation.
- Accès contrôlé : Même si l’objectif est de rendre l’information disponible, certaines données internes sensibles ne doivent être accessibles qu’à des personnes ou groupes spécifiques. La gouvernance des données est donc essentielle.
- Scalabilité : La base de connaissances doit évoluer avec l’entreprise, accueillir davantage d’utilisateurs et de contenus sans perte de performance.
Associés à une implémentation technique fiable, ces critères garantissent une utilisation optimale de la plateforme.
Les avantages d’une base de connaissances
Les « wikis » rendent la connaissance accessible de manière centralisée, claire et compréhensible. Lorsqu’un contenu ne nécessite pas d’explication supplémentaire, les entreprises gagnent du temps et exploitent mieux les informations existantes. À terme, toute l’organisation interne peut être optimisée.
Voici les principaux avantages :
Gestion des connaissances organisée
Le principal avantage d’un « wiki » est de centraliser le savoir, au lieu qu’il soit dispersé un peu partout.L’information est disponible au moment où elle est nécessaire, ce qui maximise sa valeur. Lorsqu’elle est structurée systématiquement, gérée et stockée clairement, les entreprises tirent un maximum de valeur du savoir existant.
Gain de temps et réduction des coûts
Le libre-service via une base de connaissances libère un temps précieux : les équipes support sont déchargées, l’onboarding est accéléré et les explications répétitives diminuent.
Une fois créé, le contenu peut être réutilisé indéfiniment — un investissement durable.
Économiquement, le calcul est simple : moins de temps perdu signifie moins de coûts et plus de valeur ajoutée.
Un investissement dans la connaissance offre toujours les meilleurs intérêts.Benjamin Franklin
Une collaboration plus efficace
Une bonne gestion des connaissances renforce la collaboration :
- Elle réduit les silos d’information.
- Elle permet de construire une expertise collective.
- Elle élimine les explications répétitives.
- Elle limite les malentendus via des ressources standardisées.
Une prise en main et une résolution des problèmes plus rapides
Une base de connaissance bien structurée facilite considérablement l’onboarding. Les nouveaux collaborateurs accèdent immédiatement à toutes les informations nécessaires et deviennent opérationnels plus rapidement. Les collaborateurs expérimentés bénéficient également d’une formation allégée, ce qui réduit les coûts.
Une prise de décision optimisée
Les bonnes décisions reposent sur des informations fiables disponibles au bon moment. Une base de connaissances garantit cette disponibilité, ce qui accélère et améliore les processus décisionnels.
Un service cohérent et de qualité
Dans le support client traditionnel, la qualité dépend souvent de l’interlocuteur. Avec une base de connaissances partagée et des processus standardisés, le service devient homogène et plus performant.
Une satisfaction client accrue
Lorsque les clients peuvent accéder eux-mêmes à l’information via une base de connaissances, les délais de résolution diminuent et l’expérience globale s’améliore. Résultat : une satisfaction client plus élevée, avec un impact direct et indirect sur l’entreprise.
Créer une base de connaissances : les étapes clés
La conception d’une base de connaissance dépend des objectifs et des besoins propres à chaque organisation. Elle peut viser à faciliter l’onboarding, améliorer le travail quotidien des collaborateurs ou offrir un support client de qualité en continu.
Voici les étapes essentielles :
Étape 1 : Définir les besoins et les objectifs
Quelles informations doivent être intégrées ? Quels problèmes la base doit-elle résoudre ? À quels utilisateurs s’adresse-t-elle ?
Ces réponses permettent de fixer des objectifs clairs : optimisation des processus, amélioration du support client ou conformité réglementaire.
Étape 2 : Identifier et créer les contenus pertinents
Les entreprises disposent souvent de nombreux contenus, mais ceux-ci ne sont ni centralisés ni structurés. Il faut donc :
- identifier ce contenu,
- l’organiser,
- le rendre exploitable.
Il s’agit ici de collecter et formaliser ces connaissances : interviews d’experts, FAQ, bonnes pratiques, informations produits, études de cas ou supports de formation.
Étape 3 : Structurer et catégoriser les contenus
Une structure claire et logique est indispensable : catégories, sous-catégories, tags, navigation claire.
Des catégories telles que « résolution de problèmes », « guides pratiques » ou « détails produits » constituent une base efficace.
Étape 4 : Choisir la bonne solution
Il s’agit ici de trouver la solution ou la plateforme la plus adaptée pour afficher les contenus de manière optimale, tout en étant conviviale, flexible et évolutive. Là encore, il est important de garder le collaborateur au centre des réflexions, il faut garder l’utilisateur au centre : le système doit l’aider, pas le contraindre.
Du point du vue des clients, cela signifie notamment la possibilité de passer du service automatisé au support humain. Les applications d’IA — comme les chatbots — jouent aussi un rôle important pour un service plus rapide et intuitif.
Étape 5 : Tester
Avant la mise en ligne d’une base de connaissances, les entreprises doivent procéder à une phase de test approfondie : la navigation, la pertinence, la compréhension.
Les testeurs peuvent être des employés ou clients pilotes et doivent donner un retour structuré sur ce qui est pertinent, ce qui peut être amélioré et ce qui est redondant.
Étape 6 : Publication et amélioration continue
Une fois la base de connaissances suffisamment développée, testée et optimisée, elle peut être publiée.
Afin de garantir une utilisation régulière et durable, il est indispensable de :
- rendre la base visible et accessible,
- assurer une gestion continue : actualité, précision, pertinence,
- adapter la base à l’évolution des connaissances et des besoins.
Conseils pour une utilisation optimale
Voici quelques recommandations pour aider les entreprises à tirer le meilleur parti d’une base de connaissances :
Conseil n°1 — Créer des instructions pour les instructions
Les articles ne se rédigent pas d’eux-mêmes, et de nombreux collaborateurs hésitent à écrire ou à publier du contenu. Des directives claires facilitent grandement cette démarche et définissent les attentes concernant les contributions attendues.
Il est souvent très utile de prendre du recul et de rédiger des instructions dédiées à la création d’articles ou de contenus de connaissance. Cette approche « méta » permet d’harmoniser la qualité et la structure des contributions.
Conseil n°2 — Enregistrer les réponses des réunions
Lorsque certaines questions reviennent fréquemment lors de réunions d’équipe, il est judicieux d’y répondre de manière claire pendant l’échange, puis d’enregistrer ces réponses.
Il suffit ensuite de stocker l’enregistrement ou le contenu synthétisé au bon endroit dans la base de connaissances. Celui-ci servira alors de référence durable pour répondre à ces questions à l’avenir et éviter des incertitudes ou discussions répétitives.
Conseil n°3 — Utiliser des phrases complètes
Cela peut sembler évident, mais pour garantir des entrées claires et sans ambiguïté, les titres doivent être formulés sous forme de phrases complètes et explicites.
Par exemple, un titre comme « Facturation » peut recouvrir de nombreux sujets différents. En revanche, « Comment créer une facture correcte avec le système XY ? » est immédiatement compréhensible. Les utilisateurs savent précisément à quoi s’attendre avant même d’ouvrir l’article.
Conseil n°4 — Mettre en place un système auto-apprenant
Dans le meilleur des cas, une base de connaissances ne se limite pas à des articles ou des vidéos, mais inclut également des check-lists et un système auto-apprenant.
Grâce à ce type de dispositif, les utilisateurs peuvent commenter directement les instructions, proposer des améliorations et partager leurs retours. Les questions clés sont alors :
- Qu’est-ce qui manquait ?
- Quelles informations supplémentaires auraient été utiles ?
Conclusion : Les bases de connaissances — un facteur clé de succès
« Le savoir, c’est le pouvoir » mais un savoir non exploité n’apporte aucune valeur ajoutée.
Dans un contexte saturé d’informations, les organisations ont de plus en plus de mal à structurer et exploiter leurs connaissances. Pourtant, c’est indispensable pour gagner en efficacité, économiser du temps et trouver de meilleures solutions.
La base de connaissances est le moyen le plus efficace de rendre le contenu pertinent accessible de manière cohérente. Elle offre une vue d’ensemble structurée, évolue avec l’entreprise et régule l’accès à l’information. Les collaborateurs peuvent ainsi travailler plus rapidement et avec plus de précision, tandis que les clients bénéficient d’un service amélioré et plus cohérent.
La forme concrète d’une base de connaissances dépend fortement des objectifs et des besoins propres à chaque organisation. Certaines se concentrent davantage sur les processus internes et le partage d’apprentissage, tandis que d’autres mettent l’accent sur la présentation des produits et des manuels utilisateurs.
Dans tous les cas, l’intelligence artificielle s’impose de plus en plus comme un facteur clé de réussite. Elle permet d’offrir un service client encore plus efficace et aide les collaborateurs à obtenir des résultats plus rapides et plus directs.
Découvrez comment OTRS peut vous accompagner dans la création d’une base de connaissances performante.
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